Published On: mer, Août 2nd, 2017

Washington rassure les pays baltes face à Moscou

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En réponse aux nouvelles sanctions américaines contre la Russie, Moscou décide de réduire le personnel diplomatique américain dans son pays.
Le vice-président américain, Mike Pence, a effectué hier une visite à Tallinn, en Estonie. Visite qui intervient au lendemain de la décision prise par Moscou de réduire le nombre de diplomates américains en Russie. Cependant, le vice-président américain a tenu à rassurer les pays baltes, à savoir l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, quant à l’engagement de Washington pour la sécurité de leurs alliés.

«Nous espérons des jours meilleurs, des relations meilleures avec la Russie, mais la récente action diplomatique engagée par Moscou n’empêchera pas l’engagement des Etats-Unis pour leur sécurité, pour la sécurité de leurs alliés et la sécurité des nations éprises de liberté dans le monde», a déclaré Mike Pence à l’issue d’une rencontre avec les présidents des trois pays baltes, cité par l’AFP.

«Aucun danger ne pèse plus lourdement sur les pays baltes que le spectre d’une agression de votre imprévisible voisin», a-t-il poursuivi dans un discours adressé aux soldats d’un bataillon de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) déployé en Estonie précisément en réponse aux activités de la Russie.

Il a réitéré «un message simple du président Trump : nous sommes avec vous». En revanche, il n’a mentionné aucune mesure concrète qui renforcerait la présence militaire de l’Occident dans la région, alors que le Premier ministre estonien, Juri Ratas, a évoqué dimanche la possibilité d’y déployer des batteries antimissile Patriot.

L’Estonie, dont 25% de sa population sont russophones, est la première étape du périple de Mike Pence à l’effet de rassurer les alliés des Etats-Unis face à la Russie. Le vice-président américain a quitté Tallinn à destination de Tbilissi. Après la Georgie, sa dernière étape est le Monténégro, qui a adhéré à l’Otan le 5 juin dernier.

Une telle visite contrarie les visions géopolitiques de Moscou qui active pour la reconnaissance d’une «zone d’influence» russe dans son voisinage, comprenant non seulement l’Ukraine et la Georgie, les pays baltes, les Balkans (Serbie,  Kosovo, Monténégro et République serbe de Bosnie) et une partie de l’Europe centrale. Ainsi, le Kremlin est hostile au processus d’élargissement de l’OTAN et de l’Union européenne (UE) et souhaite aussi le gel du projet américain de défense antimissile et du renforcement de la présence militaire de l’alliance outre-Atlantique à l’est de l’Europe.

Dégradation

Aujourd’hui, les rapports entre les Etats-unis et la Russie se sont détériorés. La réduction imposée de près des deux tiers du personnel des missions diplomatiques américaines en Russie étouffent jusque-là le lumignon d’espoir suscité par le président Donald Trump, favorable à l’amélioration des relations avec la Russie. «Nous souhaitons un développement solide de nos relations, et nous constatons avec regret que pour l’instant nous sommes loin de cet idéal», a reconnu hier le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Et d’ajouter : «Sortir de cette situation demande (…) de vouloir normaliser les relations et de renoncer aux tentatives de diktat par les sanctions. Malgré tout, le président a souligné notre intérêt à continuer à coopérer là où cela répond à nos intérêts.» Déjà envenimés par les conflits en Ukraine et en Syrie, les rapports russo-américains se sont encore dégradés par les accusations d’ingérence russe pendant la présidentielle américaine, au sujet desquelles une enquête est en cours à Washington.

Après des votes à la quasi unanimité la semaine dernière dans les deux Chambres du Congrès américain pour de nouvelles sanctions économiques contre Moscou, la Russie a riposté en imposant une réduction des personnes travaillant dans les missions américaines sur son sol, diplomates ou personnel technique.

Dimanche, le président russe Vladimir Poutine a évoqué cette mesure qui prendra effet le 1er septembre : le personnel des ambassades et consulats américains devra être réduit de 755 personnes pour être ramené à 455, au niveau des effectifs des représentations russes aux Etats-Unis.

«Nous avons attendu assez longtemps, en espérant que la situation changerait peut-être pour le mieux», a observé le président russe. Et de constater : «Mais il semble que, même si la situation change, ce n’est pas pour bientôt.» Qualifiant la décision russe d’«un acte regrettable et injustifié», le département d’Etat américain a dit réfléchir à la réponse à apporter.

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