Published On: mer, Fév 14th, 2018

Un député joue l’intermédiaire

La grève des enseignants déclenchée par le Cnapeste se poursuit à Blida. Ce syndicat campe toujours sur sa position jusqu’à la satisfaction de ses revendications, dont le départ de la directrice locale de l’éducation.
Même la décision prise par la tutelle quant à la radiation des enseignants grévistes (majoritairement du secondaire) n’a pas poussé ces derniers à revoir leur décision. «On continue notre mouvement, nous ne baisserons pas les bras, car cela y va de la dignité de l’enseignant. La directrice de l’académie n’a rien fait pour nous», regrette M. Bendhiba, représentant du Cnapeste de la wilaya de Blida. Au niveau de l’académie de Blida, la directrice est souvent injoignable ! Elle n’a même pas daigné, en collaboration avec les services de la wilaya, installer une cellule de crise pour gérer un problème qui dure depuis trois mois déjà…

L’implication d’un député

Un député opérateur économique de Blida se dit prêt à s’engager à faire l’intermédiaire pour trouver une issue à un conflit qui a trop duré et dont l’élève est la première victime. «En tant que député et élu du peuple, je me vois obligé d’intervenir pour faire l’intermédiaire afin de sauver nos enfants de l’année blanche.

J’ai d’ailleurs entamé les démarches pour rencontrer les différentes parties et essayer d’instaurer un climat d’entente. La grève est au détriment de l’élève et même de l’enseignant, car ce dernier risque sa radiation définitive du corps de l’éducation», a-t-il insisté.

Une lettre à Bouteflika

Le représentant de l’Association des parents d’élèves a organisé hier un rassemblement devant le lycée Omar Ibn El Khettab de Blida afin de demander une solution pour les élèves sans scolarité depuis trois mois et soutenir leurs parents. Il déclare : «Nous avons sensibilisé les parents d’élèves à ne pas laisser traîner leurs enfants dans des marches et sit-in, car certains d’entre eux ont été victimes d’agression et de vol.

Voilà les conséquences d’un débrayage qui a trop duré.» Et de conclure : «Nous avons envoyé une lettre au président de la République, lui demandant d’interdire les longues grèves pour sauver l’élève de l’année blanche.»

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