Published On: mer, Août 2nd, 2017

Repère : Réparer une injustice

Share This
Tags

Les Palestiniens ont remporté hier une victoire aussi courte que symbolique en contraignant les autorités d’occupation israéliennes à retirer les détecteurs de métaux qu’elles avaient installés aux portes de l’Esplanade des Mosquées d’El Qods. C’est là le premier acquis de la lutte qui n’a jamais cessé en réalité et qui n’a donc fait que s’intensifier avec la décision israélienne de s’emparer pour ainsi dire des clés de la maison.

Et quelle maison, devrait-on dire ! Il s’agit de la ville sainte dont l’annexion par Israël en 1967, combattue par les Palestiniens malgré la forte répression israélienne, n’a jamais été reconnue par les instances internationales. Et rien dans de telles conditions n’indique que les Palestiniens vont se satisfaire de cette mesure. «Ce mouvement est un mouvement de la rue», a déclaré un responsable du Waqf, l’organisme qui administre les biens musulmans. «Nous, en tant que Waqf, nous écoutons la rue. Si la rue dit oui, nous disons oui ; si la rue dit non aux mesures, nous dirons non», a-t-il indiqué.

C’est d’une extrême clarté, tout comme la montée de l’opposition palestinienne aux Accords d’Oslo que les Israéliens n’ont du reste jamais respectés. Le président de l’Autorité palestinienne a lui-même fini par se rendre à cette évidence et en tirer les conclusions, ouvrant par conséquent d’autres voies. Mahmoud Abbas s’est aussi prononcé pour une Intifadha pacifique, car il a constaté à quel point les Palestiniens étaient déterminés à lutter contre l’occupant israélien  et qu’il lui était impossible de s’opposer à un tel mouvement.

Les restrictions imposées aux Palestiniens n’ont fait que renforcer le sentiment d’injustice et accentuer leur colère face à un occupant qui agit comme le maître des lieux, détenant les clés de la maison et ouvrant les portes selon son humeur. Connaît-on au moins le statut des résidants palestiniens de la ville d’El Qods ?

Des apatrides sur leurs propres terres, farouchement nationalistes et fermement attachés à leur identité et à leur histoire. Pas le moindre document d’identité, même pas le droit de rendre visite aux leurs vivant de l’autre côté des barricades et dont ils sont coupés, et chacun de leurs mouvements ne peut se faire qu’après autorisation de l’administration militaire israélienne. C’est pourquoi le mouvement palestinien actuel ne peut être et même ne devrait être appréhendé à travers cette histoire de verrous. L’approche serait partielle.

Comme les précédentes décisions concernant la question palestinienne, devrait-on dire sans le moindre risque d’erreur. Mais cette fois, avec une nouvelle approche partagée par les plus proches alliés d’Israël et révélée, sinon rappelée par l’émissaire des Nations unies pour le Proche-orient, soulignant très probablement à l’endroit du Conseil de sécurité réuni autour de cette question, que si la crise actuelle n’était pas réglée en urgence, la violence pourrait se répandre «au-delà du Proche-orient». Ce qui est survenu dans l’enceinte même de l’ambassade d’Israël en Jordanie apparaît déjà comme un signal fort. L’ONU, réunie en urgence, en tiendra-t-elle compte ?

This content is created from http://www.elwatan.com/international/repere-reparer-une-injustice-26-07-2017-349781_112.php with Octolooks Scrapes

http://www.elwatan.com/international/repere-reparer-une-injustice-26-07-2017-349781_112.php

This content is created from http://www.elwatan.com/international/repere-reparer-une-injustice-26-07-2017-349781_112.php with Octolooks Scrapes

About the Author

-

Leave a comment

XHTML: You can use these html tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

%d blogueurs aiment cette page :