Published On: mer, Août 2nd, 2017

Les élus sont-ils au-dessus des lois ?

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Opposés par voie de justice à des représentants du peuple, des plaignants se déclarent incapables de faire valoir leurs droits.
Des cas graves de déni de droit et d’application sélective des textes légaux sont quotidiennement signalés par les citoyens de Souk Ahras, qui ne se privent guère de critiques vis-à-vis de certaines administrations aux ordres ou celles soumises devant les conventions et la force des consortiums d’intérêt. Saïd Djoudi travaillait comme chauffeur recruté par l’APC de Souk Ahras. Placé au service d’un élu FLN en 2008, il est pris en flagrant délit de création de lieu de débauche par les éléments de la Gendarmerie nationale au moment où il devait accompagner l’édile en question. Ce dernier, incarcéré d’office, écopera d’une peine de 12 mois de prison avec sursis et sera aussitôt déchu de son poste d’élu. Le chauffeur, lui, sera condamné à une peine de six mois de prison avec sursis.

Le premier regagne son poste d’origine après intervention d’un député et d’un responsable sécuritaire installé à Alger, et le second perd le sien. «Je ne trouve pas de mots qui conviennent à cette hogra», écrit-il dans une missive adressée à El Watan. Ceci n’est pas un précédent puisque des mois auparavant, un autre élu de même obédience et dans une même situation a repris fonction au sein de l’APC du chef-lieu. Les héritiers Temimi, victimes d’une machination de la part d’un autre élu communal, décident de briser le mur du silence et de dénoncer. «Nous sommes depuis des années dans une situation litigieuse avec des propriétaires de la maison où nous habitons. La justice va trancher incessamment dans cette affaire et nous ne pouvons que nous soumettre au verdict, quel qu’il soit. Seulement, il se trouve que l’élu en question, lié par le mariage à la famille plaignante, est impliqué comme partie dans le conflit», nous a déclaré l’un d’eux, arguant que l’homme ne se comporte plus comme un représentant du peuple. «Nous avons fait l’objet d’une visite de la part d’une commission qui devait remettre un arrêté de démolition erroné et c’est là une manœuvre de plus pour justifier l’expulsion de notre mère âgée aujourd’hui de 87 ans», nous confie son frère.

Dans ce même contexte, D. Abdelkrim, opposé par voie de justice à un élu de la première chambre, se déclare incapable de faire valoir ses droits à la destruction d’un mur mitoyen érigé de manière illégale ainsi que pour le remboursement des frais de réhabilitation des lieux (affaire n°00370/11). Dans une correspondance adressée au wali et au président du sénat (copie remise à El Watan), le plaignant se dit «victime de hogra de la part de ceux censés le protéger et légiférer alors qu’eux-mêmes ne respectent pas les textes». Il est de notoriété publique que ni l’administration ni aucune autre instance élue ne peuvent apporter du baume au cœur de ce citoyen. La métastase a déjà commencé.
 

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