Published On: lun, Mar 19th, 2018

L’école en otage

Les réunions entre les représentants du Cnapeste et du ministère n’ont pas permis d’aboutir à un accord.
Retour à la protesta. Les conseils de wilaya du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste), tenus le samedi 17 mars, ont entériné l’option de grèves cycliques dès la reprise des cours, après l’échec des négociations avec le ministère de l’Education nationale.

Le conseil national du syndicat se réunira dans les prochains jours pour statuer sur les propositions de la base. «Les conseils de wilaya ont décidé de grèves cycliques, d’une journée, trois jours ou cinq jours renouvelables. Par ces décisions, les enseignants ont voulu exprimer leur rejet de la politique adoptée par le ministère vis-à-vis de leur syndicat», signale le porte-parole du Cnapeste, Messaoud Boudiba, contacté par El Watan.

Les réunions entre les représentants du Cnapeste et du ministère n’ont pas permis d’aboutir à un accord. Le 4 mars, la ministre de l’Education, Nouria Benghabrit, et le Cnapeste avaient convenu de maintenir la séance ouverte jusqu’à la signature du PV final. Lors de la rencontre, il a été procédé à l’«examen des préoccupations socioprofessionnelles et le contenu des PV introduits dans l’avis de grève».

A l’issue de la réunion, les services du ministère affirment avoir «répondu à tous les points soulevés lors du débat et ceux mentionnés dans l’avis de grève illimitée, lesquels ont été formulés dans un PV commun en attendant son officialisation au cours de la prochaine rencontre». Le 11 mars, la réunion avait repris pour discuter des points restés en suspens.

Volte-face sur le travail de la commission

«Lors de la réunion du 4 mars, il a été question, entre autres, des enseignants de Blida, qui ont repris les cours mais dont la situation sur le plan administratif était ambiguë. Il y a surtout eu un accord sur la commission technique», signale Boudiba. La commission commune mixte devait permettre, selon l’accord des deux parties, de s’entendre sur les modalités de promotion aux grades nouvellement créés (enseignant principal et enseignant formateur).

Elle devait aussi définir les quotas de promotion aux grades nouvellement créés dans les trois cycles d’enseignement (primaire, moyen et secondaire). «La commission installée le 7 mars devait initialement achever ses travaux le 31 mars, comme en ont décidé les deux parties lors de la première réunion. Mais le 11 mars, le blocage était inévitable, après 11 heures de négociations, à cause de la volte-face des services du ministère qui nous ont surpris par leur proposition de prolonger le travail de la commission jusqu’au 31 décembre.

Le délai est inacceptable. La réunion a été alors clôturée sans PV. Nous en déduisons que le ministère ne veut pas aller vers un règlement du conflit», s’offusque Boudiba. Le conseil national du Cnapeste se tiendra «avant la rentrée» pour adopter une décision, signale le porte-parole.               

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