Published On: mar, Avr 17th, 2018

«J’ai conseillé affectueusement Bouteflika de se retirer»

C’est toujours un plaisir de le rencontrer et surtout de discuter avec lui. Cela s’est passé hier avec Abdelkader Guerroudj, 88 ans, ancien condamné à mort.
L’occasion était propice de lui poser quelques questions liées à l’actualité brûlante, auxquelles, il a répondu avec sa franchise habituelle. Langage franc et direct, dénué de métaphore et d’allusion. A la fin de l’entretien, il nous a priés de faire publier ce communiqué (ci-contre) qu’il avait déjà préparé. Avant d’entamer l’entretien, M. Guerroudj a eu une pensée pour les victimes du crash de Boufarik. «Nous sommes encore en deuil à cause du terrible accident de l’avion de notre Armée nationale populaire. Je compatis avec douleur au deuil de toutes les familles victimes de cet accident.»

– Que vous inspire la situation actuelle du pays, avec une libération économique débridée et une navigation à vue ?

Ma réponse est que nous sommes en danger, de plus en plus et depuis longtemps. Les forces vives qui devaient être à l’avant-garde, pour la défense des intérêts réels de notre pays, ont petit à petit été habituées à se taire et elles ont tort, parce qu’elles ne mériteraient pas alors leur titre d’avant-garde. Si elles ne sont pas capables de dépasser leurs divergences, notre pays ira à la ruine. Et c’est le peuple qui en supportera les conséquences les plus graves.

– Vous avez interpellé le pouvoir, mais sans résultat. Que suscite chez vous cet «autisme» ?

Comment expliquer que ma demande faite au ministre de la Justice pour avoir des renseignements précis et officiels sur le parcours de M. Djamel Ould Abbès est restée lettre morte ?

Si la non-réponse devait signifier le mépris, cela serait trop grave. Moi, j’ai toujours été habitué au combat et pas au désespoir. C’est pour cela que si à mon âge, je ne peux plus agir, je  peux au moins crier, c’est ce que je fais.

J’ai encore sous pli fermé la lettre qui n’a pas pu être donnée à notre Président et à travers laquelle, je lui ai déconseillé affectueusement de cesser de courir après le pouvoir et le peuple algérien lui en aurait été reconnaissant. Ne serait-ce qu’en raison de son âge et de son handicap.

– Le FLN n’est plus ce qu’il était.  Si vous deviez faire une comparaison ?

Aucune comparaison, possible entre ke FLN de Ben M’hidi, de Abane et de Boudiaf et celui insultant de Ould Abbès.

About the Author

-

%d blogueurs aiment cette page :