Published On: jeu, Fév 15th, 2018

Djouher Amhis Oukcel : Une militante de la lecture

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Mme Djouher Amhis Oukcel est une retraitée de l’éducation nationale depuis 1983, où elle a exercé comme professeur de lettres françaises dans plusieurs lycées d’Alger.
Depuis cette date, elle se consacre à la promotion de la lecture en initiant une collection Empreintes aux éditions Casbah. Elle y inaugure des guides de lecture dédiés aux auteurs et aux œuvres d’hommes et de femmes de lettres algériens, comme Mammeri, Dib, Mimouni et autres sommités de la littérature algérienne d’expression française. Elle prépare deux autres guides : l’un consacré à Assia Djebar, l’autre à Frantz Fanon. Ainsi, elle parcourt le pays pour intervenir lors de manifestations culturelles et littéraires afin de donner goût à la lecture, secouer les consciences sur «les grandes failles de notre société : la culture, l’histoire et le savoir-vivre». Même si elle avoue que les objets techniques ont supplanté la lecture, elle ne perd pas espoir de voir la jeunesse se réconcilier avec le livre.

Elle clame fort qu’ «on n’a pas le droit d’oublier ces écrivains». Modestement, elle poursuit les vieux démons d’un système en décadence, des intolérances et d’une «école qui a failli». Quand, durant le débat, un intervenant lui pose le problème de la langue de réception, le français, par un lectorat de plus en plus arabophone, Mme Amhis Oukcel rétorque simplement que «nous sommes dans un monde plurilingue, le problème de la langue n’a plus raison d’être de fait». Mais elle reste une personne affable malgré le poids des années et sa disponibilité à faire aimer la puissance de la lettre n’a d’égale que sa patience à faire prendre conscience aux jeunes de ce qui leur manque.

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