Published On: jeu, Fév 15th, 2018

Ce que 2018 doit à 2017

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« Le salut de l’humanité réside en chacun de nous, non pas dans un système, une croyance, ou à l’intérieur d’une frontière donnée. L’ennemi n’est pas au-dehors, mais en dedans ». William Golding (Prix Nobel littérature 1983).

Nous devons toujours quelque chose à quelqu’un. Nous devons tant de choses à nos prédécesseurs, et autant à nos contemporains, à ceux que nous connaissons, à nos proches mais aussi à des gens que nous n’avons jamais rencontré, jamais connu ou même jamais croisé.

Nous devons beaucoup de choses à l’amour d’une mère, à l’affection d’un père, à la bienveillance d’un enseignant ou encore à la présence réconfortante d’un ami. Mieux encore, nous devons beaucoup à des gens qu’on prenait pour ennemis, des gens qui, en tentant de confisquer notre humanité, l’ont, en fait, renforcer ou restaurer, à ceux-là aussi, croyez-moi, nous devons beaucoup de choses.

Nous devons beaucoup à l’impartialité d’un juge, à la droiture d’un responsable et à la probité d’un élu. Nous devons, aussi, beaucoup de choses à l’ingéniosité d’un travailleur, à l’honnêteté d’un étudiant et à la compréhension d’un administré. Nous devons tout à l’empathie.

« No man is an Island ». Nous sommes solidaires, au-delà de nos besoins, de nos contributions, au-delà de nos origines et de nos cultures, au-delà de nos différences et de nos différends, nous appartenons tous à la civilisation humaine. Nous sommes un tout indissociable. Là-dessus, nous sommes tous d’accord, « n’envoie donc jamais demander pour qui sonne le glas, il sonne pour toi », parole d’Ernest Hemingway aujourd’hui mienne.

La connaissance doit beaucoup à l’instruction, les mœurs à l’éducation et l’expérience au temps.

Ainsi, le temps s’écoulant, 2017 s’en va avec son lot de changements, de nouveautés, sa part de peines et de joies, ses blessures et ses cicatrisations ; 2018 arrive, elle aura, elle aussi, son lot de difficultés, de doutes et de rivalités mais aussi et surtout d’espoir et d’espérance. J’ai dressé pour vous 7 grands évènements qui ont marqué 2017 et qui me paraissent en constituer un héritage que 2018 ne pourrait occulter.

Le clivage gauche/droite : L’élection d’Emmanuel MACRON à la Présidence de la République Française grâce au ni gauche ni droite a, définitivement, sonné le glas du clivage gauche/droite né, ironie du sort, en France le 27 Août 1789. Depuis, les cultures politiques britannique et américaine furent également influencées.

Ainsi, en Grande-Bretagne, l’opposition originelle entre libéraux et conservateurs fut doublée par l’opposition gauche droite. Aux Etats Unis, l’histoire a vu la droitisation des républicains, originellement à gauche. Les démocrates quant à eux, sont passés d’abord au centre puis légèrement à gauche.

L’américain n’est plus (pas) un boyscout : Le Président américain a annoncé, avec perte et fracas, son désengagement de l’accord international climat, scellé à Paris en décembre 2015 pour contenir le réchauffement. La Maison Blanche est consciente de la contrainte de respecter les termes de cet accord jusqu’à novembre 2019, mais son désengagement revêt un caractère politique et clarifie l’intention des Etats-Unis de se retirer de l’accord de Paris sans quitter les négociations relatives au climat, pour préserver les intérêts des Etats Unis.

L’Italie n’ira pas au mondial : Dans le malheur du cataclysme de l’élimination de la Squadra Azzura, le monde découvre ou confirme, la grandeur de Gigi bouffon, le mythique Gardien de but aux 5 participations au mondial. C’est une presque consolation d’admirer cette icône du monde du football qui déborde de générosité et de respect. Il est vrai, l’élimination de l’Italie du mondial russe est apocalyptique, cela ne s’est pas produit depuis 60 ans, mais il y a certainement plus tragique. Que le monde du football ou le monde tout court se console, cette même année a vu l’accession d’un footballeur de génie, George Weah, à la présidence du Liberia. Premier footballeur de premier plan devenu Président.

Le harcèlement sexuel n’est issu ni de l’arabisme ni de l’islamisme : l’affaire Harvey WEINSTEIN, nabab hollywoodien, et nombres de producteurs, d’acteurs et de réalisateurs de renom, tous protégés de l’arabisme, de l’islamisme et du monde bardé de complexe vis-à-vis de la femme, apportent un éclairage sans appel sur ces procès d’intention suite à l’affaire de Cologne, les harcèlements sexuels dans le monde arabe, en Egypte, en Algérie, au Maroc et dans le reste de l’Afrique. On est prédateur sexuel parce qu’on est malade, parce qu’on ne peut pas contrôler ses pulsions et le fait d’être à Hollywood, entouré de belles femmes notre vie durant, n’y changera rien.

La Corée du nord ne s’arrêtera jamais: De simples provocations à de véritables démonstrations de forces, on est loin des temps des missiles de 300 km de portée, on est bien au portées théoriques avoisinants les 13.000 km. La Corée du Nord devient de plus en plus menaçante surtout avec le réglage parfait des systèmes de guidage. Si les Etats-Unis et la Corée se livrent à un véritable combat de coq par déclarations interposées, les Chinois, les Japonais et les Russes essayent de chaperonner ce duo avant qu’il ne se transforme en réel duel. Au train où vont les choses, cela ne saurait tarder, la guerre est au portes et Américains et Coréens, sous les auspices de leur chefs respectifs, ne pourraient montrer signent de faiblesse ou même de sagesse.

On peut mourir deux fois : La haute teneur symbolique de la mort et la forte charge affective qui y découle, ont constamment préoccupé les Hommes quel que soit leur culture, leurs croyances et leurs conceptions de la vie. L’idée de la mort nous est insupportable.
La mort, la première, est celle que nous connaissons tous, la deuxième, est de mourir dans l’anonymat lorsqu’on a vécu en célébrité.

La mort de de Jean d’Ormesson le même jour que Johnny Hallyday a d’abord confirmé la théorie prémonitoire de l’Académicien selon laquelle mourir en même temps qu’une star était mauvais pour un écrivain. L’histoire retient des morts de personnalités iconiques où l’une éclipsait fatalement l’autre, celle de Mickael JACKSON et de Farah FAWSETT, celle de John F. Kennedy et de Aldous Huxley, l’auteur du Meilleur des mondes, ou encore, celle de la légende de la littérature américaine, John Dos Passos et de Djamel Abd Ennasser, ou enfin, celle d’Édith Piaf et de Jean Cocteau.

Jérusalem est décrétée capitale d’Israël : Trois fois sainte pour des milliards de croyants, la ville de Jérusalem vient pourtant d’être décrétée capitale d’Israël par les Etats Unis. Au cœur du plus long conflit au monde, cette ville est revendiquée, sous le patronage des Nations Unies, capitale par les Israéliennes comme par les Palestiniens. Cette décision des Etats Unis peut, à terme, déstabiliser la région, dresser un front arabe, principalement, contre les intérêts Américains et freiner le processus de paix jusque-là mener par les Etats Unis qui ne peuvent plus, légitimement, endosser ce rôle. Tantôt qualifié de conflit Palestino Israélien, tantôt Arabo Israélien ; ce conflit est planétaire, il n’est ni politique ni juridique, la dimension religieuse y est prépondérante.

A y voir de plus près, nous avons plus de choses qui nous rapprochent que celles qui peuvent nous désunir. Nous avons tous besoin de nous transcender pour comprendre, pour voir mieux, pour pardonner et enfin pour avancer, c’est le propre de l’humanité.

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